2 Tim 1 : 1-14
Les Mamans chrétiennes influencent positivement ses enfants
De tous temps, dans toutes les civilisations, la figure la plus importante fut en premier lieu la mère.
Les civilisations primitives célèbrent la terre et la mère, dans l'antiquité les grecs fêtaient Rhéa, mère de tous les dieux.
Les Romains dès le Ve siècle avant Jésus-Christ, fêtaient Matralia ou Matronalia en l'honneur des femmes et des mères qui se rassemblaient au temple de Junon Licina et recevaient cadeaux et argent.
Ce n'est qu'au XIXe siècle que la fête des mères voit le jour en France, grâce à Napoléon. Ce dernier évoque alors la création d'une fête des mères officielle, que l'on célèbrerait au printemps. En 1897, l'Alliance Nationale contre la dépopulation lance alors une idée : une fête des enfants, mettant en avant l'importance de la fécondité et les vertus de la famille.
C'est à l'Union Fraternelle des Pères de Famille Méritants d'Artas que l'on doit pourtant la toute première célébration des mères. Le 10 juin 1906, l'Isère met alors les mères à l'honneur, récompensant les plus méritantes, le tout dans une véritable ambiance de fête, comme l'attestent les défilés dans les rues décorées. Il faudra pourtant attendre le 16 juin 1918 pour que se déroule la première "Journée des mères", à Lyon, à l'initiative du colonel de la Croix-Laval. C'est le début de la tradition en France.
La première cérémonie officielle de la célébration de la fête des mères en France a eu lieu le 20 avril 1926. Le 25 mai 1941, le Maréchal Pétain institue définitivement la "journée nationale des mères". Dernier volet de l'histoire, le Président de la République Vincent Auriol signe le 24 mai 1950 un texte de loi instituant la fête des mères. Elle est alors définitivement fixée au dernier dimanche de mai.
Célébrée à travers le monde, la tradition n'est pourtant pas la même partout.
Aux Etats-Unis, c'est le deuxième dimanche de mai que les mamans sont à l'honneur. La tradition veut que l'on offre des cartes de vœux et que l'on fasse une grasse matinée... Le petit déjeuner au lit est de rigueur !
En Espagne, "El dia de la madre" tombe le premier dimanche de mai, et c'est l'occasion pour chaque mère de se reposer. Il est de coutume que toute la famille aille au restaurant et que l'établissement offre une fleur à chaque mère.
Au Danemark, ce sont plutôt aux chocolats que les mamans ont droit. Célébrée le deuxième dimanche de mai, comme dans beaucoup de pays, l'événement est davantage fêté dans les petites villes que dans les grandes.
En ce jour consacré aux mamans, je voudrais vous parler de l’influence des mamans sur les enfants ou encore de l’influence que des mamans chrétiennes devraient avoir sur ses enfants. Et nous avons pris la maman de Timothée comme un modèle.
Chers frères et sœurs, dans les livres des Rois et des Chroniques, 25 fois nous trouvons le nom d’un roi et la phrase « Le nom de sa mère était… » Cela est suivi 24 fois par une évaluation. Soit : « Il fit ce qui est mal aux yeux de l’Éternel » ou « Il fit ce qui est droit aux yeux de l’Éternel. » L’implication est que les mères ont une très grande influence sur les enfants, les futurs rois et les nations, soit pour le bien, soit pour le mal.
Je voudrais vous parler aujourd’hui de l’influence d’une mère fidèle. Nous lisons en 2Tim 1 : 5 « …gardant le souvenir de la foi sincère qui est en toi, qui habita d’abord dans ton aïeule Loïs et dans ta mère Eunice, et qui, j’en suis persuadé, habite aussi en toi.
Imaginez avec moi l’arrière-plan d’Eunice, mère de Timothée. Eunice était mariée avec un païen. Loïs et Eunice avaient cru aux promesses de ce jeune grec. Il allait se convertir. Il fréquentait la synagogue ; il donnait tous les indices d’une intention sincère. Il était sincère autant qu’il se connaissait. Peut-être qu’il était d’une famille de haut rang. Quoiqu’il en soit, la Juive Eunice et ce Grec s’aimaient et Loïs a donné son approbation pour leur mariage.
Après le mariage, il n’a pas trouvé le temps pour fréquenter la synagogue comme auparavant ; il avait beaucoup de responsabilités. Et l’idée de se faire circoncire ne lui était pas agréable. Bientôt Eunice et ce Grec avaient un fils qu’ils ont nommé Timothée. Elle voulait le faire circoncire le huitième jour comme la loi précisait, mais son mari n’était plus sympathisant ; il semble qu’il l’ait interdit (Actes 16:3).
Combien de fois est-ce que Eunice a regretté son mariage ? Combien de fois a-t-elle regretté pour elle-même… pour son fils ? Combien de fois Loïs a-t-elle regretté d’avoir donné sa permission ?
D’autres femmes auraient laissé tomber les bras. D’autres femmes auraient cédé aux influences de leur mari. Mais Eunice et Loïs n’étaient pas les autres femmes. Une erreur était assez.
Qu’est-ce qu’elles pouvaient faire pour que le jeune Timothée ne grandisse pas comme un païen ? Comment pouvaient-elles l’influencer pour qu’il serve le Seigneur ? Elles avaient à leur disposition le courage et les Écritures.
Comment pouvons-nous influencer nos enfants pour Dieu?
I. Pour influencer nos enfants pour Dieu, nous devons nous servir des Écritures.
2 Timothée 3:15 « dès ton enfance, tu connais les saintes lettres, qui peuvent te rendre sage à salut par la foi en Jésus-Christ. »
A. Les Écritures nous donnent de bons modèles à suivre.
Un garçon a besoin d’un modèle à imiter. Le père de Timothée n’était pas un bon modèle. Comment combler ce vide ? Les Écritures pourraient rendre le jeune Timothée sage à salut. Les histoires d’Abraham, d’Isaac, de Jacob, de Joseph, de Moïse, de Josué, de Gédéon, de David et des autres…
On peut imaginer Eunice en train de sélectionner un passage. Elle le relit plusieurs fois pour bien saisir le sens. Elle lui prépare un verset à mémoriser…
B. Les Écritures nous aident à marcher dans la pureté.
Psaume 119:9-11 Comment le jeune homme rendra-t-il pur, son sentier ? En se dirigeant d’après ta parole. Je te cherche de tout mon cœur : Ne me laisse pas m’égarer loin de tes commandements ! Je serre ta parole dans mon cœur, Afin de ne pas pécher contre toi.
C. Les Écritures nous rendent sages à salut.
Psaume 119:98 Tes commandements me rendent plus sage que mes ennemis, Car je les ai toujours avec moi. Je suis plus instruit que tous mes maîtres, Car tes préceptes sont l’objet de ma méditation. J’ai plus d’intelligence que les vieillards, Car j’observe tes ordonnances. Je retiens mon pied loin de tout mauvais chemin, Afin de garder ta parole.
Voilà ce qu’Eunice a assuré : elle a agi de manière que Timothée connaisse les Écritures qui nous rendent sages à salut. Cette mère a fait face à une situation difficile, une situation qu’elle aurait pu éviter, une situation qu’elle aurait dû éviter selon la parole de Dieu, mais elle a déterminé dans son cœur de ne pas lâcher.
Nous devons nous servir de ce moyen divin.
Parfois nous voulons donner à Dieu ce qu’il nous a donné. Nous confions nos enfants à Dieu et nous voulons qu’il fasse tout pour les sauver. Pourtant, Dieu nous a confié nos enfants pour que nous les conduisions à Lui. Nous devons prier pour nos enfants, mais la prière seule n’est pas suffisante ; nous devons nous servir du moyen divin que Dieu nous a donné.
Deutéronome 6:6-9. Et ces paroles que je te donne aujourd’hui seront dans ton cœur. 7 Tu les inculqueras à tes fils et tu en parleras quand tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras. 8 Tu les lieras comme un signe sur ta main, et elles seront comme des fronteaux entre tes yeux. 9 Tu les écriras sur les poteaux de ta maison et sur tes portes.
Quand ma sœur, mes frères et moi grandissions, des gens disaient à mes parents que nous étions exceptionnels… notre comportement, notre engagement au Seigneur, etc. étaient déclarent ils exceptionnels. Mais vous savez, nous n’étions pas exceptionnels ; nos parents étaient exceptionnels :
Chaque matin avant de quitter la maison, ma mère nous faisait lire ensemble un chapitre de la Bible ce qui était suivi par la prière. Elle croyait que les Écritures pouvaient nous rendre sages à salut. Je sais que ma mère a prié pour moi, mais ce qui était beaucoup plus important est le fait qu’elle ait lu la Bible et a prié avec moi.
II. Pour influencer nos enfants pour Dieu, nous devons être fidèles.
Notons dans Actes 16:1 que Timothée était le « fils d’une femme juive fidèle ». Darby rend le mot « croyante ». Paul est allé à Lystre la première fois en 48 après J.-C. A ce temps, il est fort probable qu’il a logé chez Timothée. Il pourra parler quelque 19 ans plus tard dans 2 Timothée 1:5 de « la foi sincère qui est en toi, qui habita d’abord dans ton aïeule Loïs et dans ta mère Eunice, et qui, j’en suis persuadé, habite aussi en toi ». Loïs et Eunice ont été sauvés lors de sa première visite. La foi sincère a habité d’abord dans sa mère et dans sa grand-mère. Mais quand Paul revient en 51 après J.-C., trois ans plus tard, Timothée est un disciple. Paul l’appellera son fils légitime dans la foi, non pas parce qu’il a été sauvé sous son ministère, mais parce que Paul l’a formé pour le ministère. Timothée a été sauvé parce qu’il a vu la fidélité de sa mère et de sa grand-mère.
En parlant de la fidélité, nous pouvons aussi parler de la foi sincère. Si notre foi est sincère, nous sommes fidèles. Notre fidélité est une expression de notre foi sincère. Nous montrons notre foi par notre fidélité. C’est que Jacques disait dans son épître : c’est une chose de dire que nous croyons, c’est une autre chose de montrer notre foi par nos œuvres.
C’était la fidélité de mes parents à la maison de Dieu, la sincérité de leur foi qui m’a montré la réalité de l’Évangile qu’ils m’enseignaient dans la parole de Dieu. Mon père était un brocker, il était très occupé, mais chaque fois qu’il y avait une réunion à l’église, nous étions là, et avant l’heure. Quand il y avait des croisades qui duraient parfois des semaines, nous étions là chaque soirée. Nous accompagnons notre père à Cohorte des jeunes, notre mère aux groupes de prière du soir qui étaient organisés chaque semaine à un endroit différent : bolosse, carrefour feuille, centre –ville etc. Puisque mes frères, ma sœur et moi étions élèves, nous avons dû faire nos devoirs dès que nous arrivions à la maison pour pouvoir participer aux réunions du soir. Nous avons été convaincus de la réalité de l’Évangile par la fidélité de nos parents. Si nous ne sommes pas fidèles en tant que parents, comment attendions-nous à ce que nos enfants soient fidèles ?
Soulignons cette sincérité de foi. Notre sincérité ou son manque se manifeste en tout ce que nous faisons. Vivons-nous selon la parole de Dieu que nous professons ? La Colombe donne une traduction plus littérale : « je garde aussi le souvenir de la foi sans hypocrisie qui est en toi… » Nous devons vivre la foi devant nos enfants si nous voulons les gagner pour Christ. Autrement ils nous trouveront coupables d’hypocrisie.
Paul dit que la foi sans hypocrisie qui était en Timothée, habitait d’abord dans sa grand-mère Loïs et dans sa mère Eunice avant d’habiter en Timothée. Les enfants nous regardent. Ils attendent. Ils veulent voir si c’est authentique.
Vous savez, nous transférons à nos enfants ce qui est en nous, soit l’hypocrisie, soit la fidélité.
Proverbes 22 : 6 « Instruis l'enfant selon la voie qu'il doit suivre; Et quand il sera vieux, il ne s'en détournera pas.”
Conclusion : Vous avez une grande influence
Il ne faut pas sous-estimer votre influence en tant que mère ou grand-mère. Malgré les plus grandes difficultés, Loïs et Eunice ont instruit le jeune Timothée dans la parole de Dieu. Elles l’ont arrosé comme une plante de cette parole. Elles l’ont formé. Elles sont restées fidèles à la tâche, et avec le temps, elles ont vu le fruit de leur labeur.
Je voudrais dire aux mères et aux grands-mères aujourd’hui, Dieu vous a donné une grande responsabilité. Dans vos enfants sont toutes les capacités de la création de Dieu. Qui aurait jamais pensé que de cette union malheureuse entre Eunice et le Grec, Dieu tirerait un pasteur et un prédicateur de l’Évangile ? Quelles sont vos espérances pour vos enfants ? Ouvrez les yeux aux possibilités. Ouvrez les yeux à vos responsabilités. Soyez sincères dans votre foi. Soyez fidèles à la tâche.
Que Dieu vous bénisse !