Ressemblons  à Christ dans nos actions

Phil 2 :1-8

Introduction :

Lorsque nous acceptons Jésus-Christ comme notre Sauveur, nous amorçons la vie chrétienne. Mais accepter Christ n'est qu'un commencement, Dieu a en vue encore bien d'autres choses pour nous. 

Après avoir cru en Jésus, qu'advient-il de nous ? Comment la foi change-t-elle notre manière de vivre ? 

Paul a dit en Gal 2 : 20 «Je suis crucifié avec Christ, et si je vis, ce n'est plus moi, mais c'est Christ qui vit en moi; et si je vis encore dans la chair, je vis dans la foi du Fils, le Dieu unique qui s'est sacrifié pour moi, et qui s'est donné lui-même pour moi.».

Le converti  ne vit pas pour lui, mais pour le Christ, car il est une nouvelle créature. Il  choisit de servir Dieu ; il donne à  Jésus  la première place dans sa vie. 

L’une des causes du malaise profond qui affecte l’Église  et l’empêche d’être ce qu’elle devrait être, à savoir l’Épouse du Christ, les membres du Christ, c’est que notre protestantisme n’a pas été avant tout, et fondamentalement, un Christianisme, c’est -à-dire une foi fondée et enracinée en une Personne, Jésus Christ, Parole de Dieu, Verbe fait chair, Dieu parmi nous, Plénitude de la vérité, unique Sauveur, unique Médiateur, venu nous révéler notre vocation de fils et de filles de Dieu, destinés à entrer dans la pleine communion de vie avec le Père, le Fils et l’Esprit.

Et la question se pose : avons-nous rencontré le Christ? Des hommes, des femmes, un jour, ont rencontré le Christ sur leur route. Il a traversé leur vie, Il l’a illuminée et transformée. Ils sont devenus des torches vivantes d’amour et de zèle. Ils s’appellent Paul, Ignace d’Antioche, Ignace de Loyola, William Carey, Robert RAIKES, John Wesley et j’en passe.

Le Christ est-il pour nous une présence vivante, proche, passionnément aimée, dans une réciprocité d’amour? Avons-nous, comme saint Paul, été saisis, empoignés par le Christ, au point que nos réactions les plus spontanées, nos moindres décisions, nos pensées, nos désirs, nos jugements s’inspirent de lui, comme l’amant qui n’a de vie que pour l’être aimé? Sommes-nous des connaisseurs du Christ au point de pouvoir crier à tous ceux qui nous rencontrent: « J’ai vu le Seigneur». « Ce n’est pas moi qui vis, mais Jésus Christ qui vit en moi » (Gal 2, 20).

Mon frères, ma sœur comment est votre vie ? Est-ce une vie axée sur le Christ ou une vie axée sur le monde. Ressemblez-vous au Christ ?

Pour Ressembler au christ Il faut : 

  1. Etre né de nouveau.

Pour être né de nouveau, il faut être en Christ. 2 cor 5 : 17.Avoir son nom inscrit sur le registre de l’église locale  c’est bien, chanter dans les chorales c’est aussi bien, prêcher et enseigner dans les temples  c’est également bien, mais la chose la plus importante à faire c’est donner sa vie au Christ Jésus.

Celui qui donne sa vie au Christ est une autre personne, c’est une personne transformée. Julien Janvier a chanté mwen pa menm moune nan anko depim rankontre Jezu…..

 

Avant sa conversion, le converti pratiquait la sorcellerie, il buvait, se soulait, il haïssait les autres, il mentait, il fumait, il était adultère et était impudique ;  mais après sa conversion il n’adore que  Dieu seul, il n’est plus alcoolique, menteur,  adultère,  ni  impudique, sa vie a été transformée, il ressemble au Christ Jésus.

 

Il sait que « Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l'un, et aimera l'autre ; ou il s'attachera à l'un, et méprisera l'autre »

 

Il sait que tout vrai croyant doit  renoncer au monde qu’il doit  vivre par la foi et non par les actions magiques ou vodouesques, qu’il doit  suivre le Christ seul et mettre en application ses préceptes. En Luc 23 : 23, 69, le Christ nous a dit : « Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge chaque jour de sa croix, et qu'il me suive. il a encore dit : Quiconque met la main à la charrue, et regarde en arrière, n'est pas propre au royaume de Dieu. ».

 

  1. Le vrai chrétien ressemble au Christ par ses actions.

 

Le vrai chrétien est christocentrique. Sa vie n’est pas centrée sur le monde, sur le plaisir, sur l’argent, mais sur le Christ.

 

Dans la lettre aux Colossiens au chapitre 3 et aux versets 23 à 25 et en 1 corinthiens 10  au verset 31 nous lisons cette belle parole inspirée du Bon Dieu : « Tout ce que vous faites, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur et non pour des hommes, sachant que vous recevrez du Seigneur l'héritage pour récompense. Servez Christ, le Seigneur. Car celui qui agit injustement recevra selon son injustice, et il n'y a point d'acception de personnes. Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que vous fassiez quelque autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu » 

Nous vivons dans un monde où l’homosexualité et le lesbianisme règne, mais le bon chrétien ne peut pas être homosexuel ou lesbienne. Le bon chrétien n’est pas un adepte du statu quo. Comme l’apôtre Paul, JEROME de Prague, Pierre VALDO, les albigeois, les lollards et j’en passe, il dénonce le mal et fait l’apologie du bien. Le vrai chrétien dit non, même si tout le monde dit oui. Il dit toujours la vérité bien que vivant dans un monde où règne le mensonge. Il est honnête bien que vivant dans un monde corrompu. Il vit la morale chrétienne, bien que vivant dans un monde où triomphe l’immoralité. Comme Martin Luther King Junior, le vrai chrétien ne pactise pas avec l’injustice, l’oppression, la ségrégation, la discrimination et j’en passe.

Le vrai chrétien Agis en Chrétien authentique en toute circonstance. Il est  patient avec les gens qui sont en colère contre lui et pardonnes ce qui lui blesse.

Le chrétien qui ressemble au Christ, Traite les autres gentiment tout comme il souhaiterait  être traité .Il ne  dit pas qu’il est  chrétien, il agit comme le Christ le demande. Il ne laisse pas les attaques des autres affaiblir sa foi, Il a le  courage de ses convictions afin de bien agir. Il ne  juge  pas les autres, car  c’est un ordre du Christ.

Le vrai chrétien aime les autres. Il aime ses ennemis, il fait du bien à ceux qui le haïssent, et il prie pour ceux qui le maltraitent et qui le  persécutent.

Le vrai chrétien n’est pas un conformiste ; c’est quelqu’un qui sait dire non comme l’apôtre Pierre. Notre apôtre a dit  non aux religieux de son temps, il a dit qu’il est préférable d’obéir à Dieu qu’aux hommes (Actes 5:29).

  1. Imitons la douceur du caractère du Christ

Jésus, bien que parfait, a accepté volontiers d’exercer son ministère au milieu d’humains imparfaits et pécheurs, parmi lesquels certains allaient le tuer. Pourtant, Jésus ne s’est jamais départi de sa joie et de sa maîtrise. Si “ nous avons les yeux fixés ” sur lui, nous accepterons peut-être plus facilement les erreurs et les travers d’autrui. Jésus a invité ses disciples à ‘ se placer sous son joug avec lui ’ et ainsi à apprendre de lui. Qu’allaient apprendre ses disciples ? Avant tout, que Jésus était doux de caractère et patient avec eux, malgré leurs erreurs. La nuit précédant sa mort, Jésus leur a lavé les pieds, leur montrant par là ce que signifie être “ humble de cœur ” ; les disciples n’oublieraient jamais cette leçon. Plus tard, quand Pierre, Jacques et Jean se sont endormis, Jésus leur a parlé avec compassion : “ Veillez et priez sans cesse pour ne pas venir en tentation. L’esprit, en effet, est ardent, mais la chair est faible. ”.

Quelle est notre attitude face à un chrétien qui a l’esprit de compétition, ou qui prend facilement la mouche, ou encore qui n’est pas prompt à suivre les directives des pasteurs ? Dans le monde de Satan, pareils comportements, ne nous surprennent pas outre mesure. Mais au sein de l’église, c’est plus difficile à admettre. Alors, comment ne pas nous laisser miner par ce genre de conduite ? En nous efforçant de refléter au mieux “ la pensée du Christ ”. Rappelons-nous que Jésus ne s’est pas fâché contre ses disciples, même s’ils avaient des défaillances spirituelles.

Par exemple, quand Jésus l’a invité à descendre du bateau et à marcher sur l’eau pour le rejoindre, Pierre l’a fait pendant quelques instants. C’est alors qu’il a commis l’erreur de regarder le vent de tempête ; il a pris peur et a commencé à couler. Jésus s’est-il énervé ? A-t-il dit : “ Tant pis pour lui ; ça lui servira de leçon ! ” Non. “ Tendant immédiatement la main, Jésus le saisit et lui dit : ‘ Homme de peu de foi, pourquoi t’es-tu laissé envahir par le doute ?  Si nous nous rendons compte que notre frère est envahi par le doute, ne devrions-nous pas en quelque sorte lui tendre la main et l’aider à consolider sa foi ? À l’évidence, c’est une des leçons qui ressort de l’attitude de Jésus envers Pierre.

Revenons aux apôtres. Nous n’ignorons pas qu’ils se disputaient souvent pour savoir lequel d’entre eux était le plus grand. Un jour, Jacques et Jean ont demandé à Jésus s’ils pouvaient être, l’un à sa droite et l’autre à sa gauche, dans son royaume. Quand les dix autres l’ont appris, ils se sont indignés. Mais, comprenant que cette notion aiguë de la hiérarchie était fortement imprimée dans la société de l’époque, Jésus les a appelés à lui et leur a dit : “ Vous savez que les chefs des nations les commandent en maîtres et que les grands exercent le pouvoir sur elles. Cela ne se passe pas ainsi parmi vous ; mais quiconque veut devenir grand parmi vous doit être votre serviteur, et quiconque veut être premier parmi vous doit être votre esclave. ” Puis, il leur a rappelé que lui-même était venu, “ non pas pour être servi, mais pour servir et donner sa vie  comme rançon en échange de beaucoup ”. — Mat. 20:20-28.

Jésus nous invite à ‘ nous conduire comme des petits ’ parmi nos frères, car l’humilité favorise l’unité. Nous pouvons y parvenir en repensant à son attitude humble. Dieu, à l’exemple d’un père de famille, souhaite que ses nombreux enfants “ habite[nt] unis ensemble ”, qu’ils vivent en bonne entente (Ps. 133:1). Jésus, pour sa part, a demandé à son Père de préserver l’unité de ses disciples afin que le monde comprenne que le Père l’avait envoyé et qu’il aimait les personnes que son Fils avait choisies (Jean 17:23). C’est l’unité qui nous identifie aux vrais chrétiens. Mais pour y goûter, nous devons porter le même regard que Christ sur les imperfections d’autrui. Jésus était prompt à pardonner. Nous sommes encouragés à faire de même, car Dieu nous pardonnera dans la mesure où nous pardonnons. Matthieu 6:14, 15.

Jésus agissait toujours avec bonté. Il ‘ accueillait aimablement ’ tous ceux qui venaient à lui avec de bons mobiles. (Lire Luc 9:11.) Comme lui, soyons  bon  et bienveillant

La pitié et la compassion de Jésus se traduisaient par des actes. On en a pour preuve ce qui est arrivé à cette femme qui souffrait d’un flux de sang depuis 12 longues années. Elle savait que, d’après la Loi mosaïque, sa maladie la rendait impure, elle, et quiconque la toucherait (Lév. 15:25-27). Cependant, la réputation et la conduite de Jésus l’ont convaincue qu’il serait disposé à la guérir. Elle s’est dit : “ Si je touche ne serait-ce que ses vêtements de dessus, je serai rétablie. ” Rassemblant son courage, elle a touché le vêtement de Jésus et a immédiatement senti qu’elle était guérie.

Jésus s’est rendu compte qu’une personne l’avait touché. Il l’a donc cherchée du regard. Craignant certainement une réprimande pour avoir violé la Loi, cette femme, toute tremblante, est tombée à ses pieds et lui a expliqué sa situation. Jésus a-t-il repris la malheureuse ? Pas du tout. “ Ma fille, lui a-t-il dit d’un ton rassurant, ta foi t’a rétablie. Va en paix. ” (Marc 5:25-34). Nul doute que ces paroles empreintes de bonté ont réconforté cette femme.

Contrairement aux Pharisiens, qui avaient le cœur dur, le Christ n’abusait jamais de son autorité en alourdissant le fardeau de ses contemporains (Mat. 23:4). Bien plutôt, il leur enseignait avec bonté et patience les voies de Dieu. Jésus avait de l’affection pour ses disciples ; il leur témoignait constamment de l’attention et de la bonté. C’était un ami véritable (Prov. 17:17 ; Jean 15:11-15). 

  1. Témoignons  de la bonté dans un monde agressif

Les vrais chrétiens ont le devoir d’‘ accueillir leurs frères aimablement ’, de les traiter comme Jésus l’aurait fait. Ils doivent s’intéresser sincèrement tant à ceux qu’ils connaissent depuis des années qu’à ceux qu’ils rencontrent pour la première fois (3 Jean 5-8). De même que Jésus prenait l’initiative de manifester de la compassion envers autrui, de même nous devrions prendre l’initiative de réconforter nos compagnons. 

“ Dans l’amour fraternel, ayez une tendre affection les uns pour les autres ”, a enjoint Paul. Et d’ajouter : “ Soyez toujours les premiers à vous honorer les uns les autres. ” (Rom. 12:10). Cela implique que nous imitions Christ en étant pleins d’affection et de bonté envers autrui, et en apprenant à manifester “ un amour sans hypocrisie ”. (2 Cor. 6:6.) Ne gardons pas rancune à nos frères. Bien plutôt, suivons cette exhortation de Paul : “ Devenez bons les uns pour les autres, pleins d’une tendre compassion, vous pardonnant volontiers les uns aux autres tout comme Dieu aussi, par Christ, vous a pardonné volontiers. ” — Éph. 4:32.

Soyons résolus à manifester la bonté à la manière de Christ, en tout temps et en toute circonstance. En imitant Jésus, nous encouragerons les autres à faire de même. L’ambiance chaleureuse et l’unité qui en résulteront réjouiront le Seigneur. Voilà autant de raisons de toujours faire preuve de douceur et de bonté envers nos frères et sœurs.

Conclusion :

Plus éloquentes que les discours, sera une vie axée sur l’évangile, Jésus Christ doit vivre en nous. La parole doit devenir la partie intégrante de notre vie, si nous voulons que les hommes la reçoivent. Demandons au Seigneur, que toute notre vie soit une proclamation de Son Règne d’amour et de paix ! Demandons au Seigneur de nous donner la lumière et la liberté intérieure de faire une révision profonde de notre vie et d’enlever les obstacles à ce témoignage. Lorsque la lumière du Christ brille en nos cœurs, notre entourage est illuminé par notre présence aimante, par notre accueil, par notre douceur, par notre humilité, par notre joie de vivre et par notre compassion. Plus nous nous rapprochons du cœur de Jésus, plus nous lui ressemblons,  plus sa lumière brille en nous et à travers nous. 

Mon souhait le plus cher est que vous ressemblez au Christ Jésus; que vous soyez  un ambassadeur du Christ auprès de  ceux et celles que vous  côtoyez  dans le quotidien de votre vie. Que Dieu vous aide à  transformer  Haïti et le monde par votre vie.

Que mon Bon Dieu vous Bénisse !